Archive for mai 2015

Actions imminentes

Suite aux échecs des différentes procédures qui avaient été initiées jusqu’alors, un nouvel arrêté préfectoral avait été émis le 13 janvier 2015. Cet arrêté ordonnait au propriétaire du forage ainsi qu’aux sociétés Otec et Müller d’établir un cahier des charges précisant les modalités de travaux de colmatage pour en assurer l’étanchéité, puis de réaliser lesdits travaux. Il y est également précisé qu’en cas de manquement, il serait procédé d’office, aux frais du propriétaire et des deux sociétés, à la production d’un cahier des charges et à la réalisation des travaux.

À l’échéance de cet arrêté (le 28 mars 2015), aucun cahier des charges n’ayant été remis, un dernier arrêté préfectoral permettant aux services de l’État d’engager des opérations concrètes sur le terrain a été rédigé. Le Sous-Préfet de Saverne, Cédric Debons, nous a confirmé que les appels d’offres nécessaires avaient été publiés et que la phase opérationnelle débutera par une phase d’analyse des sols dans les semaines à venir. Le calendrier prévisionnel semble donc respecté et nous devrions voir les travaux de colmatage débuter au mois de juin prochain.

Après une trop longue attente, nous guettons avec impatience l’arrivée sur le terrain d’équipes techniques. En effet, le sol gonfle depuis près de sept ans, détruisant lentement une quarantaine de maisons. Les mouvements sont impressionnants et le sol se déchire toujours sous nos pieds.

Évolution d'une faille rue du Koelberg (9 mois).

Évolution d’une faille rue du Koelberg (9 mois).
(Cliquez sur l’image pour voir la vidéo)

Nous ne constatons aucun ralentissement du phénomène dont l’évolution nous semble être essentiellement linéaire. Il est urgent d’agir sur le forage pour stopper les arrivées d’eau qui alimentent l’anhydrite et induisent sa transformation en gypse plus volumineux.

Cependant, tout ne sera pas réglé pour autant, une fois les travaux effectués. Il faudra ensuite continuer à suivre les mouvements de terrains, notamment par des relevés topographiques, pour vérifier l’efficacité non démontrée de l’action réparatrice. En effet, des opérations similaires ont été réalisées à Staufen-im-Breisgau, mais elles n’ont permis que de ralentir le phénomène qui reste non maîtrisé.

Tant que le terrain ne sera pas stabilisé, aucun état des lieux ne pourra être effectué et, en conséquences, seules les personnes en danger immédiat pourront être indemnisées. Nous restons pris en otages dans nos maisons qui s’effritent lentement mais irrémédiablement. À ce jour, les dégâts à Lochwiller sont estimés à environ 10M€